Pourquoi ce logiciel est fait comme ça

Vos dossiers n’ont pas à sortir de chez vous pour qu’une IA s’en occupe.

On a pris l’habitude d’envoyer le travail là où se trouve l’intelligence : le contrat monte, le fil de mails monte, et une réponse redescend. C’est commode, et pendant longtemps il n’y avait pas d’autre façon de faire. Apollia OS prend le problème dans l’autre sens. Le modèle s’installe sur votre machine, et c’est lui qui vient au travail.

Coupez le réseau. La conversation continue.

Ce qu’Apollia ne fait pas

0.2.0-preview · Le modèle tourne chez vous · Apache 2.0 ou MIT

CE QUI ARRIVE QUAND ÇA COMMENCE À SERVIR

Un assistant devient vraiment utile le jour où on lui ouvre ce qui compte.

Tant qu’on lui demande de reformuler un paragraphe, rien ne se pose. La question arrive au moment précis où l’outil commence à faire gagner du temps : pour préparer votre rendez-vous de jeudi, il lui faut le fil de mails, le devis resté sans réponse et le compte rendu de la dernière fois.

À partir de là, trois questions reviennent.

  1. Est-ce que je peux mettre ce document là-dedans ?

    La question revient à chaque fichier un peu sensible, et on y répond seul, au jugé, sans savoir ce qui est conservé de l’autre côté ni pour combien de temps.

  2. Qu’est-ce que je réponds si mon client me le demande ?

    Où c’est hébergé, ce qui est gardé, qui peut le lire, ce qui a été fait exactement. Rarement des réponses qu’on a sous la main quand on en a besoin.

  3. Et si demain les conditions changent ?

    Le tarif, le modèle qui disparaît du catalogue, la fonction qui bouge. On finit par bâtir une habitude de travail sur quelque chose qui ne nous appartient pas.

Trois questions, une seule racine : le travail se fait ailleurs que chez vous.

D’OÙ VIENT CE LOGICIEL

J’ai d’abord construit la mauvaise chose.

Cette page est la seule du site où je parle en mon nom. Autant qu’elle serve à quelque chose.

J’ai commencé par un service en ligne. C’était le chemin évident : j’héberge, les gens s’abonnent, personne n’installe rien. Je demandais à des indépendants et à des petites équipes de me confier leurs dossiers clients, et je n’avais aucune bonne raison de leur demander ça.

Je ne l’aurais pas fait moi-même. C’est tout ce qu’il y avait à comprendre.

J’ai arrêté, et j’ai repris dans l’autre sens. Le logiciel s’installe chez vous, le modèle aussi, et je n’ai accès à rien : ni à vos fichiers, ni à vos conversations, ni à la moindre statistique d’usage.

Je le développe seul, à plein temps, sous licence Apache 2.0 ou MIT.

Nidal Zoumita Développeur et éditeur d’Apollia OS

De cette décision découlent trois choses concrètes, et ce sont elles qui répondent aux trois questions du dessus.

CE QUI RESTE SUR VOTRE DISQUE

L’intelligence vient à vos données. Ce sont vos données qui ne bougent pas.

Un modèle de langage, c’est un fichier. Un gros fichier, mais un fichier : vous le choisissez au premier lancement, il se télécharge une fois, et il reste ensuite sur votre disque comme n’importe quel document.

Un contrat, un export comptable, une boîte mail entière : vous pouvez les lui donner à lire sans passer par votre direction juridique ni par un délégué à la protection des données. Il n’y a pas de transfert à faire autoriser, parce qu’il n’y a pas de transfert.

modèle local, sur votre disque journal +0
Vous Relance les impayés du mois.
rien n’est envoyé sans votre accord · chaque geste est au journal
Ce que montre le fil
  • Vous confiez une tâche entière, pas une question. L’agent lit vos fichiers et votre messagerie, écarte ce qui est déjà réglé, et dépose les brouillons.
  • Avant un geste qui engage, il s’arrête et demande votre accord. Un refus change la suite.
  • Le modèle qui le fait raisonner est sur votre disque : couper le réseau ne change rien. Avec un modèle distant configuré par vous, le travail attend le réseau.
  • Rien n’est envoyé sans votre accord, et chaque geste laisse une ligne signée dans le journal.

Le moteur n’écoute qu’en local, et il n’y a pas de réglage pour l’ouvrir.

Si la porte s’ouvre pour un autre logiciel, elle ne s’ouvre pas à moitié.

Ce qui sort ne sort que sur un geste de votre part.

Le test ne demande rien de plus qu’un clic : coupez le wifi, et continuez la conversation.

SI VOUS CHANGEZ D’AVIS

Un modèle est un fichier. On en change comme on change de fichier.

La deuxième question était celle des conditions qui bougent. Elle a une réponse tranquille : vous n’êtes lié à aucun fournisseur de modèle, et pas davantage à moi.

Le format est ouvert

Le modèle local est au format GGUF, celui que partage l’écosystème des modèles ouverts. Changer d’avis, c’est changer de fichier.

Un service distant, le jour où vous en voulez un

Apollia sait parler à quatre fournisseurs en plus du moteur local. Votre clé, votre compte, votre facture, et le retour au local quand vous voulez.

Et le logiciel lui-même

Apache 2.0 ou MIT, à votre choix. Aucun compte à créer, aucune clé d’activation, rien à renouveler.

La contrepartie, dite franchement Un modèle qui tourne chez vous est borné par la mémoire de votre machine. Ce curseur est entre vos mains, pas entre les miennes.

QUAND ON VOUS DEMANDERA DES COMPTES

Ce qui a été fait se relit, ligne à ligne.

La troisième question était celle du client qui demande.

  1. Entrée 1 Lecture de factures.xlsx empreinte de la précédente 00000000…0000 empreinte … signée
  2. Entrée 2 Douze brouillons déposés empreinte de la précédente … empreinte … signée
  3. Entrée 3 Fin de l’exécution empreinte de la précédente … empreinte … signée

$ apollia-os audit verify OK 3 entries verified

Chaque entrée porte l’empreinte SHA-256 de celle qui la précède, et l’ensemble est signé. Modifier une entrée après coup change son empreinte : toutes celles qui suivent ne correspondent plus, et la vérification nomme la première qui casse. Les empreintes affichées sont calculées ici même, sur le texte que vous lisez.

Un registre en ajout seul

Chaque entrée porte l’empreinte SHA-256 de celle qui la précède, et l’ensemble est signé.

Ce qui y entre, exactement

Le chemin agent est journalisé. Sur une conversation, c’est l’enveloppe de chaque tour qui entre dans la chaîne signée.

Ce que la signature établit

La détection d’une altération par un tiers qui n’a pas accès à votre répertoire de données.

Vous n’avez pas à me croire sur parole. Le registre est chez vous, et il s’ouvre. Ce qu’il prouve, et ce qui le borne

OÙ CE CHOIX SE VOIT VRAIMENT

Trois métiers pour qui l’endroit où tourne l’IA n’est pas un détail.

Elle se pose quand ce que vous confiez à l’outil est aussi ce sur quoi repose votre travail.

Le consultant
Vos dossiers portent le nom de vos clients, et souvent une clause de confidentialité que vous avez signée. Ici, il les lit sur votre machine, et rien n’en repart.
L’indépendant, l’artisan
Vos devis, vos prix, vos fournisseurs : c’est votre fonds de commerce. L’agent travaille dessus sur place, le soir, pendant que vous faites autre chose.
La petite équipe, sans DSI
Un jour, un client vous demandera où vont ses données. Sur une installation locale, la réponse est courte : sur un poste que vous pilotez, dans un dossier, avec le registre de ce qui a été fait.

Ce qu’un agent fait, concrètement

CE QU’ON ME RÉPOND, EN GÉNÉRAL

Les objections, dans l’ordre où elles arrivent.

Les réponses sont les mêmes qu’en privé.

POUR VOUS FAIRE VOTRE AVIS

Rien de tout ça ne se décide sur une page web.

Confiez-lui une vraie tâche, regardez ce qu’il fait, et coupez le réseau au milieu pour voir. C’est le seul avis qui compte.

Le chemin court

Installez-le, et confiez-lui quelque chose.

Un fichier pour votre système, puis quatre écrans avant votre première conversation.

Télécharger Apollia OS

0.2.0-preview · macOS, Windows, Linux · Apache 2.0 ou MIT

Avant d’installer quoi que ce soit

Ou posez-lui les questions qui fâchent d’abord.

Les questions qu’on devrait poser à n’importe quel logiciel d’agents IA, et les réponses d’Apollia, y compris celles qui ne l’arrangent pas.

La grille d’évaluation

Vous préférez décrire le geste et récupérer l’agent qui le fait ? Faire construire un agent sur mesure