Quand la donnée n’a pas le droit de sortir

L’agent travaille sur vos dossiers. Vos dossiers ne bougent pas.

Apollia OS s’installe sur un poste, avec son modèle d’IA. Le traitement a lieu là, dans un dossier de ce disque. Il n’y a pas de service en ligne derrière : ni compte à créer, ni tiers à qui vos documents seraient confiés.

Le périmètre exact, dit sans adoucissement

  • Étiquette 0.2.0-preview. Une préversion publique, à juger comme telle, et c’est écrit ici avant que vous le découvriez.
  • Licence Apache 2.0 ou MIT, à votre choix. Code source complet, lisible et compilable par vos équipes, sans rien demander.
  • Lieu du traitement Le modèle et les données vivent sur la machine où le logiciel est installé. Coupez le réseau, la conversation continue.
  • Remontées Aucune. Pas de vérification de mise à jour automatique, pas de rafraîchissement de catalogue, aucun traceur d’usage.
CE QUI BLOQUE, D’HABITUDE

Ce n’est pas la technique qui arrête un projet d’IA chez vous.

Vos obligations n’ont pas changé de nature avec l’IA. Il faut toujours savoir où la donnée est traitée, garder trace de ce qui a été fait, et borner ce qu’un outil décide seul. Ce sont ces trois questions qui reviennent, dans cet ordre, et un outil qui n’y répond pas n’arrive jamais jusqu’à la mise en service.

  1. Où part le document ?

    Un assistant en ligne, c’est un transfert. Le fichier quitte le réseau, il est traité ailleurs, et il faut alors savoir où, chez qui, sous quel contrat et pour combien de temps. Sur un dossier couvert par un secret, cette conversation n’aboutit presque jamais.

  2. Qu’est-ce qu’il a fait, exactement ?

    Tant que l’outil se contente de rédiger, la question reste théorique. Le jour où il envoie un message, écrit un fichier ou modifie une ligne, il faut autre chose qu’une capture d’écran et le souvenir de la personne qui était devant l’écran.

  3. Qu’est-ce qui l’empêche d’aller trop loin ?

    Un programme qui enchaîne des actions tout seul, sans compteur ni point d’arrêt, personne ne l’autorise. Et personne n’a tort de refuser : la question n’est pas de faire confiance, c’est de savoir ce qui s’arrête, quand, et sur l’ordre de qui.

REPRENONS DANS L’ORDRE

À chacune de ces questions répond un mécanisme, pas une intention.

Ce qui suit se vérifie sur la machine plutôt que sur cette page. Chaque bloc dit ce que le logiciel fait, puis ce qui borne la portée de ce qu’il fait.

Le traitement a lieu sur la machine, pas ailleurs.

Le modèle d’IA tourne dans un programme qu’Apollia lance lui-même sur le poste, et qui écoute sur l’adresse qui ne sort pas de l’ordinateur. Les données vivent dans un dossier du disque personnel, en bases SQLite, une par domaine.

modèle local, sur votre disque journal +0
Vous Relance les impayés du mois.
rien n’est envoyé sans votre accord · chaque geste est au journal
Ce que montre le fil
  • Vous confiez une tâche entière, pas une question. L’agent lit vos fichiers et votre messagerie, écarte ce qui est déjà réglé, et dépose les brouillons.
  • Avant un geste qui engage, il s’arrête et demande votre accord. Un refus change la suite.
  • Le modèle qui le fait raisonner est sur votre disque : couper le réseau ne change rien. Avec un modèle distant configuré par vous, le travail attend le réseau.
  • Rien n’est envoyé sans votre accord, et chaque geste laisse une ligne signée dans le journal.
Ce qui sort, et sur quel geste

Sept choses peuvent sortir, et chacune part d’une action que vous faites. Aucune ne se déclenche d’elle-même.

Ce qu’un agent a le droit d’appeler tient dans vos règles.

Dans une conversation, chaque appel d’outil est confronté à vos règles de permission, relues à chaque invocation. Un refus que vous avez écrit l’emporte sur toute autorisation. Ce qu’aucune règle n’autorise s’arrête et vous demande, et un accord qui n’arrive pas vaut refus.

Demande d’accord Déposer douze brouillons dans votre messagerie Un message par client. Rien n’est envoyé.

Si vous approuvezLes brouillons sont déposés, le tableur est mis à jour, et le journal garde la trace du geste.

Si vous refusezRien n’est écrit. L’agent rend la main, et le journal garde la trace du refus.

Avant un geste qui engage, l’agent s’arrête de lui-même, demande, et attend. Deux suites possibles, et c’est vous qui choisissez.

Où ce point de contrôle s’applique

Il couvre le chemin conversationnel. Un agent que vous avez installé et qui appelle ses outils lui-même ne le rencontre pas : n’installez que des agents écrits chez vous, ou dont quelqu’un chez vous a lu le code.

Une exécution est bornée par un compteur que l’agent ne peut pas relever.

Vous fixez le nombre d’étapes de raisonnement, le nombre d’appels d’outils et la durée maximale. Le runtime les compte et arrête l’agent au-delà, sans qu’il puisse s’y soustraire.

Étapes 10 restant
Appels d’outils 10 restant
Temps 10 s restant

Trois limites, comptées par Apollia et hors de portée de l’agent : le nombre d’étapes, le nombre d’appels d’outils, la durée. Quand l’une atteint zéro, l’exécution s’arrête, finie ou pas. Les chiffres sont ceux de l’exemple ; les vôtres se règlent dans l’application.

Ce que ce compteur n’est pas

Ce sont des bornes d’exécution, pas une prison. Un agent tourne sous le compte qui l’a lancé, avec les droits de ce compte. Apollia borne, il n’enferme pas.

LA TRACE

Un journal en ajout seul, chaîné et signé. Et voici tout de suite ce qu’il prouve.

Les actions gouvernées sont écrites dans un registre où l’on n’efface pas : la base elle-même refuse la modification et la suppression. Chaque entrée scelle la précédente par une empreinte SHA-256, et l’ensemble est signé. La vérification se lance depuis la ligne de commande comme depuis l’interface de programmation, et elle vous répond si la chaîne tient ou non.

Ce qu’il garantit, dit précisément : une modification faite par quelqu’un qui n’a pas accès à votre répertoire de données se voit à la vérification. C’est un témoin, pas un coffre-fort, et c’est déjà ce que la plupart des dossiers réclament.

  1. Entrée 1 Lecture de factures.xlsx empreinte de la précédente 00000000…0000 empreinte … signée
  2. Entrée 2 Douze brouillons déposés empreinte de la précédente … empreinte … signée
  3. Entrée 3 Fin de l’exécution empreinte de la précédente … empreinte … signée

$ apollia-os audit verify OK 3 entries verified

Chaque entrée porte l’empreinte SHA-256 de celle qui la précède, et l’ensemble est signé. Modifier une entrée après coup change son empreinte : toutes celles qui suivent ne correspondent plus, et la vérification nomme la première qui casse. Les empreintes affichées sont calculées ici même, sur le texte que vous lisez.

le journal, tel que le logiciel l’imprime
$ apollia-os audit verify
OK    whole journal  9 entries across 1 runs verified

$ apollia-os audit anchor
global_seq=8
global_hash=b7071d540962a844a878dce8e7f0f6eaceb976e23ea91f61d2fd01cc93101f2d
key_id=hmac-sha256-787f2b7b
updated_ts=2026-09-03T06:35:08Z

$ apollia-os audit verify
FAIL  whole journal  broken link at global_seq=5 run=da780115-36e9-495e-b20c-3a9bb3b38ca1 (per_run_broken)
Sortie réelle du 3 septembre 2026, sur une installation de test : une conversation qui a listé un dossier et lu un fichier. Rien n’est retouché.
  1. Neuf entrées, une par geste, chacune signée. Le verdict tient en un mot et un nombre.

  2. L’ancre : l’empreinte de la tête de chaîne, la clé qui a signé, l’heure. Elle se copie dans un dossier et se compare plus tard.

  3. Un octet changé à la main dans la cinquième entrée : la vérification échoue et nomme l’entrée.

LA FORME DU DÉPLOIEMENT

Une installation, un opérateur.

Une seule installation à maintenir, pilotée par un opérateur, avec des règles de permission par agent. Apollia tourne sous le compte de la personne qui l’utilise, et il travaille pour elle.

Pour qui doit faire valider un déploiement, c’est une bonne nouvelle plutôt qu’un manque : le périmètre à décrire tient en une ligne, il n’y a pas de gestion d’identités à auditer, et la personne responsable de l’usage est celle qui est devant l’écran.

Rien n’empêche d’installer Apollia sur plusieurs postes, chacun avec ses données et ses règles. Ce qui n’existe pas, et qui n’est donc annoncé nulle part, c’est une instance unique que plusieurs personnes se partagent.

LA FRONTIÈRE, ET ELLE EST NETTE

Apollia ne vous certifie pas. Il vous donne de quoi répondre.

Le logiciel ne porte aucune certification, aucune homologation, aucun agrément, et Apollia n’en annonce aucun. Ce serait le mensonge le plus facile à écrire sur cette page, et le plus court à démonter. Ce qu’Apollia produit, ce sont des éléments matériels que vos équipes conformité et sécurité versent à leur propre dossier.

Sur un usage à haut risque, le règlement européen sur l’IA vous demande de pouvoir montrer ce que le système a fait. Apollia produit cette trace sur son chemin agent, et vous laisse la lire et l’exporter. Ce qu’il ne fait pas, et qu’aucun logiciel ne fera à votre place, c’est votre analyse d’impact, votre registre, et la décision d’autoriser cet usage chez vous.

  • Le lieu du traitement

    Une machine que vous désignez, un dossier que vous connaissez, aucun tiers dans la boucle.

  • La trace de ce qui a été fait

    Un registre en ajout seul, chaîné et signé, vérifiable en ligne de commande, avec les deux bornes dites plus haut.

  • Les règles qui décident

    Ce qu’un agent a le droit d’appeler, relu à chaque invocation, et un refus qui l’emporte sur toute autorisation.

  • Le code source, en entier

    Sous Apache 2.0 ou MIT. Vos équipes le lisent, le compilent, le modifient, et n’ont personne à qui le demander.

OÙ CETTE FORME EST LA SEULE ACCEPTABLE

Les environnements où la donnée ne sort pas, et où ce n’est pas négociable.

La liste n’est pas un palmarès de références, Apollia n’en publie aucune. Ce sont les contextes où l’exécution locale cesse d’être une préférence pour devenir la seule forme de déploiement qu’une politique interne accepte de signer.

  • Santé et médico-social

    Le dossier reste sur le poste où il est déjà. Rien à transférer, donc rien à faire signer pour un transfert.

  • Cabinets juridiques et comptables

    Le secret professionnel couvre le fichier autant que la conversation à son sujet. Les deux restent chez vous.

  • Finance et assurance

    Une décision qui engage se documente. La trace est produite pendant l’action, pas reconstituée après coup.

  • Secteur public et défense

    Un périmètre qui se décrit entièrement, un code source qu’on peut faire relire, et aucun service en ligne à qualifier.

  • Industrie et bureaux d’études

    Plans, nomenclatures et prix ne sont pas des données qu’on envoie ailleurs pour essayer une idée.

  • Recherche et laboratoires

    Des travaux non publiés, des jeux de données sous convention, et une machine qui peut rester hors ligne.

CE QU’ON DEMANDE EN COMITÉ

Sept questions, et les réponses telles qu’elles se disent de vive voix.

Ce sont celles qui reviennent quand la décision n’appartient pas à une seule personne. Deux d’entre elles se répondent par non.

Nulle part ailleurs que sur la machine où le logiciel est installé, dans un dossier de son disque, en bases SQLite, une par domaine. Il n’y a pas d’hébergeur dans cette architecture, parce qu’il n’y a pas de service en ligne : ce que vous sauvegardez et chiffrez déjà sur ce poste couvre aussi Apollia.

Les conversations, la mémoire, la configuration et le journal vivent dans ce même dossier. Vous le copiez, vous le déplacez, vous le supprimez, et rien ne survit ailleurs.

Le pas d’après

Trente minutes pour savoir si ça tient chez vous.

On parle de votre cas, pas du produit. Si la réponse est non, vous l’entendrez pendant l’appel, et vous aurez perdu une demi-heure plutôt qu’un trimestre. L’appel ne coûte rien et n’engage rien.

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