Le mot « agent », en clair

Un agent IA, c’est un programme à qui vous confiez un travail, pas une question.

L’IA que vous connaissez répond. Vous demandez, elle rédige, et le travail reste entier : c’est encore vous qui ouvrez les fichiers, qui recollez les morceaux, qui faites les gestes. Un agent, lui, va chercher ce dont il a besoin, décide de ce qu’il y a à faire, le fait dans vos outils, puis vous rend la main.

Il ne vous répond pas. Il vous rend du travail fait.

Le périmètre exact de la préversion

0.2.0-preview · Le modèle tourne chez vous · Ni compte, ni clé d’activation

  • Ça tourne chez vous Le programme qui fait raisonner l’agent s’installe avec le logiciel et travaille sur votre disque. Ce qu’il lit pour vous ne part pas se faire lire ailleurs.
  • Vous tenez la laisse Vous dites jusqu’où il va et ce à quoi il a droit. Il vous demande avant les gestes qui comptent, et le journal garde la trace du reste.
  • Il travaille dans vos outils Vos fichiers et vos dossiers d’emblée. Votre messagerie, votre agenda, votre espace de stockage quand vous les branchez. Vos outils d’équipe par un standard ouvert.
  • Il fait la suite entière Pas une tâche isolée : la chaîne complète, depuis ce qui le déclenche jusqu’à ce qu’il dépose le résultat là où vous le trouverez.
LA MÊME DEMANDE, DEUX SUITES

Une IA qui répond vous laisse le travail. Un agent vous le rend fait.

Voici une phrase que vous pourriez taper un mercredi soir. Elle est identique des deux côtés. Ce qui change, c’est ce qu’il y a après.

Vous : relance les impayés du mois.

Une IA qui répond

Voici un modèle de relance que vous pouvez adapter : « Bonjour, sauf erreur de notre part, la facture… »

Le travail reste entier : à vous d’ouvrir le tableur, de retrouver qui doit quoi, d’écrire douze fois.

Un agent

  1. lit factures.xlsx
  2. lit les échanges du mois
  3. écarte deux factures déjà réglées
  4. rédige douze brouillons
  5. vous prévient

Fait. Les brouillons vous attendent, rien n’est envoyé.

La même phrase, deux suites. Une IA qui répond rend un texte, et le travail reste à faire. Un agent enchaîne les gestes dans vos outils jusqu’au résultat, et vous rend la main à la fin.

Vous écrivez « Prépare mon rendez-vous de jeudi avec le cabinet Duval. »

Une IA qui répond

Elle vous rend une trame de réunion, bien tournée, en quelques secondes. Elle est juste, et elle est générale : elle n’a vu ni vos échanges, ni votre devis, ni ce client.

Ce qu’il vous reste à faire
  • Retrouver les échanges des derniers mois dans votre messagerie.
  • Rouvrir le compte rendu du dernier rendez-vous.
  • Vérifier où en est le devis envoyé en juin.
  • Écrire la note, et la ranger quelque part.

Un agent

Il enchaîne les gestes tout seul, sans vous rappeler à chaque étape. Vous fermez l’écran et vous faites autre chose.

Ce qu’il fait pendant ce temps
  • Il relit vos échanges avec ce client, dans la messagerie que vous avez connectée.
  • Il ouvre le compte rendu du dernier rendez-vous dans vos fichiers.
  • Il repère les deux points restés en suspens, et le devis sans réponse.
  • Il écrit une note d’une page et la dépose dans le dossier du client.
  • Il vous prévient sur votre bureau quand elle est prête.

Ce qu’il vous reste : la relire. Rien n’est envoyé à personne, et vous voyez chaque geste qu’il a posé.

COMMENT ÇA MARCHE

Quatre temps, et un seul est répété.

Le fil de gauche se lit sans rien connaître. La colonne de droite donne les mots que vous croiserez ailleurs, si un jour vous en avez besoin.

  1. Il reçoit la demande.

    Vous la lui écrivez en français, comme vous l’expliqueriez à quelqu’un qui arrive. Ou vous décidez de ce qui le met en route sans vous : une heure de la journée, un fichier qui atterrit dans un dossier que vous surveillez, un signal envoyé par un autre de vos programmes.

  2. Il va chercher de quoi décider.

    Il ouvre ce à quoi vous lui avez donné accès, et rien d’autre : un dossier, un tableur, la messagerie que vous avez connectée. Dix-huit gestes de base arrivent avec le logiciel, et il sait s’en servir dès la première conversation.

  3. Il agit, puis il regarde ce que ça a donné.

    C’est là que tout se joue. Il ne rend pas un plan à exécuter, il fait le geste, constate le résultat, et repart pour un tour avec cette information en plus. C’est cette répétition qui lui permet de rattraper une pièce manquante ou une hypothèse fausse, sans vous rappeler à chaque étape.

  4. Il s’arrête et vous rend la main.

    Quand le travail est fait, ou quand il atteint la limite que vous avez posée, il s’arrête et vous dit où il en est. Vous fixez le nombre d’étapes qu’il peut enchaîner, le nombre de gestes qu’il peut poser et la durée au-delà de laquelle il rend la main.

CE QU’ON LUI CONFIE

Des tâches entières, pas des questions.

La bonne façon de le formuler ressemble à ce que vous diriez à quelqu’un qui arrive dans l’équipe : le résultat attendu, et où le déposer. Voici quatre demandes écrites telles quelles, dans quatre métiers différents.

Conseil

« Prépare la revue mensuelle du dossier Berthier. »

Il vous rend Une note qui reprend ce qui a bougé depuis le dernier point, chaque ligne accompagnée de l’échange ou du fichier d’où elle sort.

  • Vos fichiers
  • Votre messagerie
Recrutement

« Chaque lundi matin, fais le point sur les candidatures de la semaine. »

Il vous rend Un tableau des candidatures reçues, les pièces jointes rangées dans le dossier du poste, et deux lignes de résumé par profil.

  • Une heure de départ
  • Votre messagerie
  • Vos fichiers
Exploitation

« Surveille ce dossier, et vérifie chaque export qui y arrive. »

Il vous rend Un message sur votre bureau dès qu’un export manque une colonne attendue, avec le nom du fichier et la ligne qui coince.

  • Un dossier surveillé
  • Vos fichiers
Veille

« Fais le point sur ce qui s’est publié cette semaine dans notre domaine. »

Il vous rend Une brève par sujet retenu, le lien de la source sous chacune, déposée dans votre dossier de veille.

  • Une recherche
  • La lecture des pages trouvées
  • Vos fichiers

Aucun de ces quatre-là n’est un cas limite, et aucun ne demande d’écrire une ligne de code : ils se décrivent dans la conversation. Une chose vaut d’être dite parce qu’elle rassure plus qu’elle ne limite : quand une information lui manque, un agent vous la demande au lieu de la deviner.

CE QUE VOUS GARDEZ EN MAIN

C’est vous qui décidez jusqu’où il va.

Un programme qui agit à votre place n’est utile que si vous pouvez l’arrêter, lui dire non, et savoir après coup ce qu’il a touché. Ces quatre points-là ne sont pas des options à activer : ils sont dans le logiciel, dès la première conversation.

Ce à quoi il a droit, c’est vous qui l’écrivez.

Vous autorisez un geste une fois, ou pour toute la conversation, ou vous l’interdisez. Vos règles sont relues avant chaque geste, et un refus que vous avez écrit l’emporte sur n’importe quelle autorisation, y compris la vôtre de la minute d’avant.

Au départ, rien n’est autorisé d’avance : il demande.

Jusqu’où il va, c’est vous qui le fixez.

Le nombre d’étapes qu’il enchaîne, le nombre de gestes qu’il pose, la durée au-delà de laquelle il rend la main : les trois se règlent. Le compteur, lui, est tenu par Apollia et vit en dehors de l’agent, qui ne peut ni le relever ni le contourner.

Au départ, une limite est déjà posée, taillée pour une conversation ordinaire.

Lancer une commande, il vous le demande à chaque fois.

Exécuter une ligne de terminal ou un script Python sont les deux gestes qui vont le plus loin sur une machine. Ils passent par votre accord, un par un, et sur ces deux-là un « toujours accepter » est ramené à un accord unique.

Et il n’existe aucun réglage qui ouvre ces deux gestes en grand.

Ce qu’il a fait reste écrit.

Dans une conversation, vous voyez ses gestes passer à l’écran pendant qu’il travaille. Le travail d’un agent, lui, s’écrit dans un journal auquel on ne peut qu’ajouter, chaîné par empreinte et signé : on n’en retire pas une ligne sans que ça se voie.

Le journal tourne sans que vous ayez à l’allumer.
À QUI ÇA SERT

Trois points de départ, et ils mènent au même endroit.

Écrire un agent et s’en servir sont deux gestes différents, et le second ne demande pas le premier. Voyez d’où vous partez.

Vous écrivez du code

Un agent Apollia est un fichier Python que vous pourrez relire dans six mois sans notice : un décorateur au-dessus d’une classe, une méthode asynchrone, et rien à hériter. Le kit de développement arrive avec le logiciel et n’installe aucune bibliothèque tierce.

Le paramètre que reçoit votre méthode ouvre quinze services déjà branchés : le modèle, la mémoire, les outils, les autres agents, vos comptes, vos secrets, le journal, le compteur d’étapes.

Vous n’en écrivez pas

Vous décrivez le travail dans la conversation, en français, et le logiciel s’occupe du reste. C’est le chemin le plus court, et c’est celui par lequel tout le monde commence, développeur compris.

Rien à installer pour cela : les gestes de base sont déjà là, et vos comptes se branchent depuis l’application, en cliquant.

Vous êtes une petite équipe

Un agent fige une façon de faire : la même suite d’étapes, les mêmes sources, le même format de sortie, quel que soit le jour et quelle que soit la personne qui l’a lancé.

Une seule installation à maintenir, pilotée par un opérateur, avec des règles de permission par agent.

Le runtime qui les fait tourner

CE QU’ON ME DEMANDE AVANT D’ESSAYER

Les questions qui viennent quand on découvre le mot.

Ce sont celles qui reviennent dans les messages, à peu près dans cet ordre. Les réponses sont les mêmes qu’en privé.

SI VOUS VOULEZ ESSAYER

Le plus court, c’est d’en faire tourner un.

On comprend ce qu’est un agent en le regardant travailler une première fois sur ses propres fichiers. Deux façons d’y arriver, et la première est gratuite.

Vous le faites vous-même

Installez-le, et confiez-lui quelque chose.

Un fichier pour votre système, puis quatre écrans avant votre première conversation. La page de téléchargement vous dit ce que vous allez rencontrer avant que vous le rencontriez : ce que votre machine demande, l’avertissement de sécurité du premier lancement, et le modèle qu’il faudra choisir.

Télécharger Apollia OS

0.2.0-preview · macOS, Windows, Linux · Apache 2.0 ou MIT

Vous le faites faire

Ou décrivez le geste, et récupérez l’agent qui le fait.

Certains travaux valent la peine d’être posés proprement une fois : les sources, les cas particuliers, le format attendu. C’est le métier que j’exerce à côté du logiciel, et l’agent qui en sort tourne chez vous, sur votre installation.

Faire construire le vôtre